J’ai Vomi Dans Mes Cornflakes

Voici une petite histoire d’inspiration personnelle très émouvante, issue d’un court métrage de Pierrick Servais et datant de 2004.

N’hésitez pas à me dire ce que cela vous a procuré comme émotion, et ce que tout cela vous inspire 🙂

« Si les enfants veulent tous devenir astronautes, c’est pour se barrer de cette terre où ils devront vivre toute leur vie.
Ensuite ils grandissent, oublient la NASA à cause d’un 5 et demi en math.

Ils écoutent du black-métal et vomissent la bière vendue par packs de trente.
Ils se haïssent eux-mêmes sans trop savoir pourquoi.
Le lycée leur apprend les modalités de l’échec, de l’humiliation, de la clope, et du suicide.
Ceux qui auront leur BAC se ruineront en Malibu-Coca.

Puis, le soleil éclaire un peu plus leur chemin.
Ils voient un peu mieux l’avenir… parce qu’il n’y en a pas.
Ils se psychanalysent eux-mêmes en découvrant que tout ça,
ce n’est peut-être pas seulement de leur faute.

Alors on se met à faire de la politique. Un autre monde est possible. Le changer serait tellement cool.
Ils achètent des T-shirts avec des étoiles rouges, et trouvent le mot « révolution » très beau,
ça ressemble à revolver, mais surtout à … évolution.

Ils arrêtent de manger du MacDo, refusent d’être français,
ne regardent plus la météo… de toute façon… demain…
Il pleuvra…

Le doute se mêle à leur tentatives,…vaines, forcément…
pourquoi refaire le monde, puisqu’il va péter.

Et puis ils se rendent compte que boire une bière fraîche avec une belle brune, c’est pas si mal.
Le regard d’une fille vaut mieux qu’un combat perdu d’avance.
L’amour pas la guerre, ce genre de conneries.

On emmerde une dernière fois la société, puis on revend son poster du Che.
Cette fille devient notre femme, la bière fraîche devient notre bide.

On s’entasse dans un meublé qu’il faudra payer.
Un boulot et puis une bagnole, avec l’ouverture centralisée et la clim en option.

On économise pour Noël, il y a un peu de soleil à la plage…
On devient gros, moche, aigri…

Les p’tis cons arrêtent des jouer dans notre pelouse,
et on se souvient qu’avant, on avait des projets.
On se souvient…
On était jeune, plein d’idées, tout ça pour rien…

Parce que maintenant, on attend comme tout le monde son abonnement au programme télé…
Alors, avant de mourir, on va voir son petit fils.

Il veut devenir astronaute

Deviens-le, c’est ta seule chance. »


Voilà 🙂

La tournure plutôt triste et mélancolique de ce texte, ne cache t’elle pas une véritable leçon de vie… et de vérité ? Personnellement je vois plutôt ça comme un véritable chef d’œuvre qui pousse les gens à se poser quelques questions existentielles, les bonnes questions.

Combien de personnes se reconnaîtront dans ce texte ? Combien de personne se donneront les moyens de leur réussite ? Autrement dit, à l’heure actuelle (car les paroles de ce court métrage datent quand même de 2004), combien se bougeront les fesses pour ne pas que leur vie se résume à ça ?

Devenez astronaute, c’est votre seule chance !

Tout est résumé dans la dernière phrase ! 🙂
Donnez vous les moyens de réaliser vos projets, vos ambitions, vos rêves, car personne ne le fera à votre place !

Ne dit-on pas que ce sont les pensées d’un homme qui font ce qu’il est… ce qu’il devient… ? Pour que le monde autour de vous change, changez d’abord votre propre monde, votre manière de penser…

Bonus :

Voici le fameux court métrage ! 🙂

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