La Conjoncture et la Crise Financière Sont Elles de Bonnes Excuses pour se Limiter ?

« Je n’ai pas d’argent…, Je n’ai pas le goût de travailler…, Je n’ai pas le moral…, Je n’ai plus envie de m’amuser…, La conjoncture est compliquée et les temps sont durs…, La vie est vraiment pourrie…, De toute façon c‘est la crise !…« 

Et vous ? Avez-vous fait de votre quotidien, ce genre d’affirmation ?

D’avance, je sais que le ton de cet article ne plaira pas à tout le monde, et s’il vous arrive de vous laisser aller à ce genre de paroles avec convictions et régulièrement, peut-être ne devriez-vous pas le lire ? Peut-être trouverez-vous mes propos inadmissibles ou déplacés ?

Ce qui m’a donné l’idée de rédiger cet article, c’est avant tout la petite histoire fascinante d’un militaire Français (Sébastien) qui m’a été raconté. Et qui pourrait être bien utile à une grande quantité de gens, surtout par les temps qui courent.

La voici :

Alors qu’il était dans l’Armée Française, Sébastien était considéré comme un très bon élément.
Mais il en voulait plus ! Plus d’adrénaline, plus de pression, plus de danger. Il s’est alors porté candidat pour rejoindre une troupe d’élite.
Il se retrouve donc en camp d’entrainement. C’est difficile, très pénible. Il souffre mais il tient bon.

Et une nuit, alors qu’il est complètement épuisé, un gradé surgit dans sa chambre et hurle son nom.
Il est à peine 2 heures du matin. Sébastien se lève d’un bond et se retrouve dehors, en slip, avec deux autres camarades.
Le gradé leur annonce qu’il vont devoir courir plusieurs kilomètres dans la nuit, la température est glaciale (il y avait 30 cm de neige), en slip et sans chaussures.
Pas le temps de râler ni de réfléchir. En avant toutes !

Voici donc le petit groupe en train de courir dans le noir. Il paraît qu’il est encore plus épuisant de courir dans le noir complet, car les appuis sont incertains et la respiration est raccourcie à cause du stress.

Après plusieurs kilomètres de course infernale, notre petit groupe s’arrête.
Les 3 soldats sont à bout de souffle. Ils ne sentent plus leurs pieds gelés. Ils ont mal partout. L’air glacial leur brûle les poumons.
Mais ils ont réussi… C’est du moins ce qu’ils pensent sur le moment.

Alors qu’ils sont pliés en deux, qu’ils recherchent leur souffle et qu’ils se frottent le corps pour tenter de le réchauffer, le gradé reprend la parole.
« Bien, vous avez réussi la première épreuve. Voici la seconde. Vous allez être attachés à cet arbre et vous n’en bougerez pas jusqu’à ce qu’on vienne vous rechercher. »

Les trois hommes n’en croient pas leurs oreilles. Ils sont exténués, pétrifiés par le froid, quasiment nus dans la neige et ce cinglé veut les attacher à un arbre comme des bêtes !?
Quelques instants plus tard, les hommes sont ligotés au tronc, l’écorce frigorifiée collée dans leur dos.
Et le gradé s’en va. Les abandonnant au milieu d’une forêt aussi accueillante qu’un congélateur.

Il se retourne après quelques pas et leur dit:
« Le froid n’est qu’une information… N’oubliez pas… Le froid n’est qu’une in-for-ma-tion… »
Après quoi, il s’en va définitivement.

Les trois hommes sont là, en pleine nuit, quasi nus, attachés à un arbre, les pieds nus dans le sol gelé.
La douleur est insupportable et Sébastien raconte alors :

« Franchement, j’ai bien cru crever là comme une bête. La douleur était inimaginable. Et puis je me suis calmé et j’ai réfléchi à ce qu’avait dit le gradé avant de nous abandonner« .

« Il nous avait dit que le froid n’est qu’une information. C’était probablement un conseil, un truc, un je-ne-sais-quoi qui était supposé nous aider« .

« Et d’un coup, j’ai compris ! C’était comme un flash ! Le truc était simple en théorie : il me fallait sortir l’information « froid » de mon esprit. Si j’y arrivais, je dominerais mes douleurs et je serais donc sélectionné pour rejoindre cette troupe d’élite !« .

Et c’est donc ce que Sébastien a fait. Il s’est recentré sur lui-même et il a « oublié » le froid.

Il s’est dit que le froid n’étant qu’une information, il était libre de lui donner de l’importance ou pas.
Il avait le choix : se laisser dominer ou non.

Quelques (longues) heures plus tard, le gradé est revenu chercher les trois soldats en les félicitant. Sébastien a donc réalisé son rêve : rejoindre une troupe d’élite.

Mais quelle est donc la morale de cette histoire me direz-vous?
C’est fort simple.

Comme vous le savez, tout le monde dit que c’est la crise, que le monde va mal et j’en passe.
Et bien vous savez quoi?

Ce n’est qu’une information. Vous êtes libre de laisser cette information vous dominer et gâcher votre vie.

Ou alors vous ouvrez les yeux et vous remarquez que malgré la crise, malgré que le monde va mal et tout le tralala habituel, il y a des gens qui s’en sortent de manière extraordinaire.

Ce sont des gens simples, pas forcément nés avec une cuillère en argent dans la bouche. Des hommes et des femmes « normaux » qui n’ont pas plus ou moins de qualités que vous. Et pourtant, ils bénéficient aujourd’hui d’une qualité de vie dont vous n’oseriez probablement pas rêver.

Qu’ont-ils fait de si spécial ?
Ils ont traité la crise pour ce qu’elle est : une simple et banale in-for-ma-tion.

Vous avez des rêves ? Des envies ? Des soucis ?
Vous pensez que les choses ne vont pas bien pour vous à cause de la crise ?
Réfléchissez et n’oubliez pas : « La crise n’est qu’une IN-FOR-MA-TION » !

Pour résumer, je pense que la crise est un bon prétexte, une bonne excuse, amplifiée par les gouvernements et les médias pour essayer d’habituer les gens à ne pas penser et vivre par eux-même, pour maintenir une certaine forme de peur. Une sorte d’outil pour le conditionnement social et la normalisation de la médiocrité dans l’esprit des gens.

  • D’un point de vue politique, la crise excuse t’elle la mauvaise gestion d’un pays, par un gouvernement ?
  • D’un point de vue entrepreneurial, la crise est-elle réellement le prétexte idéal pour procéder à des licenciements en masse ?
  • D’un point de vue personnel, la crise est-elle une excuse pour ne pas agir, croire et aller progressivement en direction de ses propres aspirations, de ses rêves ?
  • Est-elle une excuse pour développer le négativisme ambiant, et se rappeler quotidiennement… au combien la vie est dure ?…

Moi, je pense que NON ! Et comment faire face à la crise ?… De mon point de vue c’est simple…

J’ai tout simplement choisi de na pas y participer ! 😉

David.

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